Marche blanche du MRC du Professeur Maurice KAMTO

Déguerpissement frauduleux à YATCHIKA, arrondissement de Douala 3ième
February 1, 2019
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Toute personne a droit à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’association, y compris le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts. L’exercice de ces droits ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à la sûreté publique, à la défense de l’ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des Droits et Libertés d’autrui. Alors que nous voyons notre pays glisser vers un cataclysme des violations des Droits de l’homme Nous, organisations de la société civil, sont profondément maculées par la situation actuelle que le pays traverse suite au non-respect des lois et convention sur la manifestation publique au Cameroun.

Etat des lieux

Dans le message à la Nation du 31 décembre 2018, le Président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), le Pr Maurice KAMTO, qui se considère toujours comme le véritable vainqueur de l’élection présidentielle du 07 octobre 2018, avait annoncé « des marches blanches de l’indignation, de protestation et de colère à la fois contre la guerre dans le Nord-Ouest et le Sud- Ouest, contre l’assassinat de la démocratie par les fraudes électorales massives et le vol de l’élection pour dire non au holdup électoral, contre la corruption, le détournement et le pillage dans l’impunité de l’argent public et des ressources de la nation, notamment par un gang de malfaiteurs qui tentaient de dissimuler leurs forfaits sous le couvert de l’organisation de la 32e coupe d’Afrique des nations, pour dire non au crime contre la fortune Publique».

Il ressort que

Plus de 150 personnes ont été interpellées arbitrairement, et gardées à vue dans les provinces et leurs démembrements et plus de 80 personnes torturées et séquestrées dans plusieurs lieux de privation de liberté et à Douala, capitale économique, la répression policière a été particulièrement aveugle avec deux cadres du MRC grièvement blessés par balles, M. Célestin DJAMEN, Secrétaire National en charge des Droits de l’Homme est tombé à douala

Me Michelle NDOKI, vice-présidente du directoire des femmes du MRC ont été également victimes des blessures cossées par des balles, plusieurs personnes ont été blessées soit par balle et autres par intoxications aux gaz lacrymogènes à travers le pays. Au terme d’une marche blanche à Douala, le Pr Maurice KAMTO a appelé ses partisans à poursuivre, sans relâche, les manifestations d’indignation face à la barbarie du régime en place.

Il ressort que

Les représentations diplomatiques du Cameroun en France, à Paris, en Belgique, en Allemagne, en Angleterre… ont subi l’assaut de la colère généralisée et des scènes de vandalisme, sans précédent, des manifestants ce 26 janvier 2019 au cours d’une conférence de presse conjointe avec son collègue de l’Administration territoriale à Yaoundé, le Ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement, René Emanuel SADI, a affirmé , qu’aucun tir à balles réelles n’a été effectué à Douala sur des manifestants” suite aux manifestations publiques interdites; le Ministre de l’Administration territoriale, Paul ATANGA NJI a affirmé que les personnes interpellées seront face à la dureté de la loi en indiquant une répression sans merci de tout désordre et des jours difficiles pour le leader du MR.

Trois avocats sont aux arrêtés, Me TASSA André
Marie à Bafoussam, Me SIMH Emmanuel à Yaoundé et Me NGALIEMOU Alphonse, à Bafang.

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